Cinematon1

A 19h30. Un hommage qui ne devait pas en être un… 

… car cette soirée était prévue depuis de long mois, mais la difficulté de produire des films indépendants, à l’image de ce qu’à fait R. Vautier toute sa vie, nous a amené à repousser quelque peu cette séance.

Deux documentaires dont ce sera la toute première projection publique seront présentés le 28 janvier :
à 19h30: Histoires d’images, images d’histoire, de Moïra Chappedelaine-Vautier
à 21h: Salut et Fraternité, Les images selon René Vautier, de Oriane Brun-Moschetti

EN PRÉSENCE DES RÉALISATRICES.

à 19h30 – 

HISTOIRES d’IMAGES, IMAGES d’HISTOIRE – en avant-première -

un film de Moïra Chappedelaine-Vautier et René VAUTIER

54′, France, 2014.

En 1950, en pleine reconstruction, les ouvriers de Brest se mettent en grève. Elle durera plus d’un mois et sera sanglante. Edouard Mazé, ouvrier brestois de 26 ans laissera la vie lors de la manifestation du 17 avril, des dizaines de ses camarades seront blessés et l’un d’eux Pierre Cauzien sera amputé cinq jours plus tard.

La ville est en état de siège. René Vautier, jeune cinéaste de 20 ans, se rend clandestinement à Brest, à l’appel de la CGT, pour tourner un film sur les raisons de la colère. La trace de ces événements est aujourd’hui ténue et portée par des témoins dont la parole s’éteint petit à petit. Ce film se propose de retrouver les traces de ces évènements, recueillir la parole des témoins, fouiller leurs archives personnelles, exhumer les photogrammes oubliés, ouvrir les dossiers officiels jusqu’alors protégés, fouiller au fond des mémoires individuelles pour comprendre. En 1950, un homme est mort… Mais qui s’en souvient encore ?

Bio / Filmo

Moïra Chappedelaine-Vautier est né à Lorient en 1978, elle débute sa carrière dans la production cinématographique de courts-métrages puis de documentaires au sein de la société Zarafa Films puis à Zaradoc. Elle réalise son premier documentaire en 2006 en Colombie, Bogotrax, Red Sonante. Ce documentaire musical part à la rencontre de musiciens et artistes nationaux et internationaux qui parcourent Bogota à la rencontre de ses habitants pour leur proposer une impulsion musicale nouvelle lors du festival Bogotrax. Terrain d’expérimentation et de réflexion autour de la culture électronique, ce festival possède une dimension résolument sociale. Le film est un reflet en images de ce festival en tant que manifeste à la fois artistique et social. Moïra poursuit sa carrière de productrice et rejoint en 2011 la société Ciaofilm avec laquelle elle produit des documentaires ambitieux tels de Zona Franca de Georgi Lazarevski et développe des projets de fiction. Parallèlement, elle s’occupe du fonds cinématographique de son père René Vautier, qu’elle sauvegarde et restaure avec le concours de la Cinémathèque de Bretagne et de la Cinémathèque française, avec une réelle volonté de faire (re)vivre ses films pour les transmettre. Ainsi en 2012, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, elle supervise la restauration numérique de Avoir 20 ans dans les Aurès.

C’est dans cette même logique qu’elle réalise avec son père Histoire d’Images, Images d’Histoire en approfondissant son approche d’une écriture narrative moderne tout en laissant une place prépondérante aux archives et à la parole des témoins.

A 21h

SALUT ET FRATERNITÉ, Les images selon René Vautier – en avant-première -

EN PRÉSENCE DES RÉALISATRICES.

 

1h05 – France – 2014

Un film de Oriane Brun-Moschetti

Cinéaste militant, engagé, non-conformiste, humaniste, convoyeur de paroles habituellement négligées, René Vautier a connu la censure sur pratiquement toute son œuvre. Caméra au poing, il s’est trouvé aux cœurs des luttes coloniales et sociales, en faveur de la paix et de la liberté d’expression. Pour lui, le cinéma est avant tout un acte civique, un engagement politique, non sans risque. Conçu comme un voyage à travers le temps et les films, SALUT & FRATERNITÉ, Les images selon René Vautier, retrace le parcours du cinéaste René Vautier en confrontant son témoignage à ceux d’autres cinéastes : Jean-Luc Godard, Yann Le Masson et Bruno Muel. Quel est le rôle du cinéaste dans la société ? Comment faire un cinéma de contre-pouvoir ? Au delà du portrait documentaire, ce film questionne l’impact du cinéaste dans la société.

 

Tarif spécial pour les deux séances: 10 €

Tarifs

  • Tarif réduit 6.5 €
  • Tarif - 15 ans 4.5 €
  • Tarif adhérents 4.5 €
  • Carte UGC et Gaumont Non acceptées