Réalisé par Sergio Castellitto

Italie | Comédie dramatique | 2018 | 01h43 | VOST FR

Avec Jasmine Trinca, Stefano Accorsi, Alessandro Borghi

 
Fortunata a une vie tourmentée, une fille de huit ans et un mariage raté derrière elle. Elle est coiffeuse à domicile, vit en banlieue, traverse la ville, entre dans les appartements bourgeois et colore les cheveux des femmes. Fortunata se bat tous les jours avec une détermination farouche pour réaliser son rêve : ouvrir un salon de coiffure et prendre en main son destin, conquérir son indépendance et son droit au bonheur. Fortunata sait que pour aller au bout de ses rêves, il faut de la persévérance : elle a pensé à tout, elle est prête à tout, mais elle n’a pas pris en compte la variable de l’amour, la seule force perturbatrice capable de faire vaciller toutes ses certitudes. Aussi parce que, pour la première fois peut-être, quelqu’un la regarde telle qu’elle est et l’aime vraiment.

Critiques

L’Express
par Antoine Le Fur
A la fois lumineux, énergique et très émouvant, « Fortunata » est sans aucun doute l’un des meilleurs films italiens de ces dernières années.

Télérama
par Guillemette Odicino
Le comédien Sergio Castellitto, ­passé depuis des années à la réalisation, réussit son plus beau film : un ­mélo solaire qui oscille entre comédie et drame à l’italienne avec des motifs de tragédie antique (Hanna Schygulla en vieille actrice divaguant

Les Inrockuptibles
par Bruno Deruisseau
Outre d’intéressants motifs (l’omniprésence de la diaspora chinoise, la référence à Antigone via le personnage interprété par Hanna Schygulla, ex-muse de Fassbinder), le film vaut surtout pour l’interprétation de Jasmine Trinca, justement récompensée à Cannes l’an dernier. A contre-emploi des rôles que lui avaient offerts Nanni Moretti (« La Chambre du fils ») et Bertrand Bonello (« L’Apollonide »), elle confère à son personnage de cagole une dignité, une profondeur et une aura assez bluffantes.