Réalisé par Pablo Larraín

Chili | Biopic | Drame | Policier | 2017 | 01h48 | VOST FR

Avec Luis Gnecco, Gael García Bernal, Mercedes Morán

1948, la Guerre Froide s’est propagée jusqu’au Chili. Au Congrès, le sénateur Pablo Neruda critique ouvertement le gouvernement. Le président Videla demande alors sa destitution et confie au redoutable inspecteur Óscar Peluchonneau le soin de procéder à l’arrestation du poète.
Neruda et son épouse, la peintre Delia del Carril, échouent à quitter le pays et sont alors dans l’obligation de se cacher. Il joue avec l’inspecteur, laisse volontairement des indices pour rendre cette traque encore plus dangereuse et plus intime. Dans ce jeu du chat et de la souris, Neruda voit l’occasion de se réinventer et de devenir à la fois un symbole pour la liberté et une légende littéraire

Critiques

Le Nouvel Observateur
par Pascal Mérigeau
Un film à voir plutôt deux fois qu’une, c’est peut-être son unique défaut.

Le Monde
par Jacques Mandelbaum
Le Chilien Pablo Larrain brosse un portrait de son compatriote en forme de course-poursuite haletante.

Libération
par Philippe Lançon
Les dialogues sont précis, drôles, très écrits. Aujourd’hui, il est certes plus facile de rire de Neruda que de le lire. Mais Larraín ne nous laisse pas sur ce réflexe paresseux. La beauté des images, la stylisation des personnages sont élevées par la mélancolie de l’Adagio de Barber et de la Mort d’Aase dans le Peer Gynt de Grieg.

L’Humanité
par Dominique Widemann
Le poème visuel que propose cette fois le cinéaste chilien Pablo Larrain prend sa source dans la puissance artistique et politique de Pablo Neruda. Un jaillissement d’inspiration semble dérégler les sens pour mieux le retrouver au double jeu d’une course-poursuite.

Télérama
par Cécile Mury
Là où la plupart de ses autres récits se tapissaient dans le froid et la pénombre, celui-ci est inondé de lumière rousse, vibre d’une chaleur romanesque. Sur ce tableau fantasque et libre d’une époque où les poètes étaient plus grands que la vie, où ils promettaient, avec une confiance effrontée, des lendemains fraternels, plane aussi l’ombre de la dictature.

Cahiers du Cinéma
par Joachim Lepastier
« Neruda » dote le biopic d’une réjouissante approche carnavalesque du genre, où la question de la véracité des faits devient soudainement bien secondaire, devant le plaisir presque enfantin manifesté par la mise en scène.